L’avenir de Mohamed Salah est l’un des grands feuilletons de ce mercato estival. Après neuf saisons historiques sous les couleurs de Liverpool, l’international égyptien a quitté le club à la fin de la saison 2025-2026 et se retrouve libre de tout contrat. Une dernière saison à Anfield plus compliquée que les précédentes, marquée par une relation dégradée avec l’entraîneur Arne Slot, n’a pas suffi à éteindre les convoitises autour du Pharaon, âgé de 34 ans.
Et si la Saudi Pro League apparaît toujours comme la destination la plus probable tant l’intérêt saoudien reste appuyé, la MLS n’a pas abandonné l’idée de faire venir l’un des plus grands noms du football mondial. Selon les informations de The Athletic, le Sporting Kansas City est aujourd’hui le club américain le plus avancé sur ce dossier. Voici trois raisons qui pourraient pousser Salah vers le Missouri.
#1 Un propriétaire égyptien prêt à frapper un grand coup
Le Sporting Kansas City possède un argument que peu de franchises MLS peuvent avancer : son nouveau propriétaire majoritaire, Peter Mallouk, fils d’immigrés égyptiens, souhaite marquer les esprits dès son arrivée à la tête du club. La nouvelle direction a affiché sa volonté de dépenser massivement pour redresser la trajectoire du club, que ce soit dès cet été ou avant le passage de la MLS au calendrier hivernal en 2027-2028. Sur les réseaux sociaux, Mallouk a lui-même entretenu le suspense en réagissant aux rumeurs, laissant entendre que des annonces fortes pourraient suivre.
#2 Un club en pleine reconstruction, prêt à tout pour se relancer
Sportivement, le Sporting Kansas City traverse une période noire qui rend d’autant plus nécessaire un signal fort sur le marché des transferts. Après une demi-finale de Conférence Ouest en 2023, le club a terminé avant-dernier de l’Ouest en 2024, puis dernier en 2025, et pointe de nouveau à la dernière place de sa conférence après 14 journées cette saison. Un tel contexte pousse la direction, sous l’impulsion du nouveau directeur sportif David Lee et de l’entraîneur Rapha Wicky, à vouloir recruter plusieurs joueurs désignés (« designated players ») pour relancer le projet — et Salah en serait évidemment la pièce maîtresse.
#3 Une exposition mondiale inédite après un Mondial 2026 marquant
Le nom de Salah n’a jamais autant circulé aux États-Unis qu’au lendemain de la Coupe du monde 2026, disputée en partie sur le sol nord-américain. L’Égyptien a connu le meilleur parcours de l’histoire de sa sélection au Mondial, remportant un premier match dans la compétition puis une première victoire à élimination directe aux tirs au but face à l’Australie. Le Pharaon a ensuite tenu tête à l’Argentine en huitièmes de finale avant de céder dans les derniers instants de la rencontre. Cette visibilité XXL, combinée à l’engouement pour le foot américain à un an de l’échéance mondialiste suivante, joue clairement en faveur d’un scénario MLS.
Un dossier encore loin d’être ficelé
Le transfert reste toutefois hautement incertain. Un mouvement vers la MLS demeure un scénario peu probable compte tenu du fort intérêt de la Saudi Pro League pour l’attaquant égyptien, qui privilégierait rester en Europe tout en n’excluant pas un passage en MLS. Plusieurs clubs de MLS se sont renseignés sur sa situation, mais Kansas City occupe la position la plus favorable si Salah venait à choisir de traverser l’Atlantique. Un retour en Serie A, du côté de la Fiorentina ou de l’AS Roma, où il a déjà évolué, reste également évoqué, tout comme une potentielle réunion avec d’anciens coéquipiers désormais installés en Arabie saoudite.
Reste désormais à savoir si les ambitions de Peter Mallouk et le potentiel de reconstruction offert par Kansas City suffiront à convaincre Mohamed Salah, alors que les sirènes saoudiennes continuent de résonner fort pour la star égyptienne.
