Le club bavarois a repoussé les assauts du Real Madrid cet été. Il veut maintenant s’offrir le Français pour longtemps, mais son entourage n’a pour l’instant donné aucun signal favorable.
Le Bayern Munich a tenu bon. Convoité par le Real Madrid, où Kylian Mbappé a fait le forcing pour l’attirer, Michael Olise est resté en Bavière, lié au club jusqu’en 2029. Le Français d’origine nigériane aurait volontiers tenté l’aventure en Liga, mais les dirigeants allemands ont fermé la porte. Le Real s’est ensuite rabattu sur Yan Diomandé, engagé pour 140 M€.
Reste à savoir si cet été agité a laissé des traces. Sur le terrain, rien ne le laisse penser. Après une saison XXL (22 buts et 31 passes décisives en 52 matches, un titre de champion d’Allemagne et une demi-finale de Ligue des champions perdue face au PSG), puis une Coupe du monde 2026 remarquable avec les Bleus (meilleur passeur du tournoi avec 7 offrandes), l’ancien joueur de Crystal Palace a repris sur les mêmes bases : 8 buts et 4 passes décisives en 7 matches, toutes compétitions confondues.
Une revalorisation salariale hors norme
À Munich, la direction n’a plus qu’une obsession : prolonger son ailier. Selon Bild, elle veut lui proposer un contrat courant jusqu’en 2032. Et pour convaincre, elle sort l’artillerie lourde. En cas de signature, Olise passerait dès 2027 au même régime que Harry Kane et Jamal Musiala, avec un salaire de 25 M€ nets par an. Il perçoit actuellement 14 M€ par saison, soit un bond de près de 80 %.
La clause libératoire, point de friction
Le dossier s’annonce pourtant délicat. Toujours selon le quotidien allemand, le Bayern redoute de ne pas réussir à convaincre son joueur, comme il l’a fait avec Kane. Olise, natif de Londres et d’origine nigériane, et son agent Glen Tweneboah n’ont montré aucun signe concret d’une volonté de prolonger.
Son entourage n’est pas fermé à la discussion, mais réclamerait l’insertion d’une clause libératoire. Le Bayern n’y serait pas opposé sur le principe. Tout se jouera donc sur le montant. « Dans le cas d’Olise, un montant dépassant la barre des 200 millions ne serait pas irréaliste dans le cadre d’une prolongation de contrat jusqu’en 2032 », écrit Bild.
Une telle somme placerait le club à l’abri : il garderait la main sur un éventuel transfert. Mais elle priverait aussi Olise de toute marge de manœuvre s’il voulait forcer son départ. Pour l’instant, la négociation n’en est pas là, et le casse-tête du Bayern ne fait que commencer.
