Omar Marmoush

Un an et demi après son arrivée tonitruante en provenance de Francfort, Omar Marmoush s’apprête à changer de crèmerie. Direction Tottenham, sous la forme d’un prêt avec option d’achat qui devrait avoisiner les 58 millions d’euros. Mais comment expliquer que City se sépare d’un joueur arrivé à grand frais il y a tout juste dix-huit mois ? Trois raisons se dégagent nettement.

#1 Un temps de jeu qui ne décolle jamais vraiment

Sur le papier, les chiffres de Marmoush ne sont pas ridicules : 16 buts et 6 passes décisives en 62 matchs. Mais dans les faits, l’international égyptien n’a jamais réussi à s’installer durablement dans le onze mancunien. Sous Enzo Maresca, la hiérarchie offensive s’est encore resserrée avec l’arrivée d’Antoine Semenyo en janvier, reléguant un peu plus Marmoush sur le banc. Pour un joueur qui a besoin de rythme et de continuité pour exprimer son potentiel, rester à City revenait à s’installer dans une impasse.

#2 Une opération financière plutôt maligne pour les Skyblues

City avait déboursé près de 80 millions d’euros pour arracher Marmoush à l’Eintracht Francfort. Le récupérer aujourd’hui à 58 millions, c’est limiter la perte sèche sur un joueur qui n’a jamais totalement convaincu, tout en libérant une place et un salaire dans un effectif offensif déjà pléthorique. Un choix pragmatique plus qu’un aveu d’échec : mieux vaut vendre à bon prix un joueur cantonné aux seconds rôles que de le voir perdre encore de la valeur sur le banc.

#3 Un projet De Zerbi qui tombe à pic

De son côté, Tottenham traverse une période délicate offensivement, illustrée par une défaite sèche 3-0 face à Brentford avec seulement quatre tirs cadrés. Roberto De Zerbi cherche justement ce genre de profil polyvalent et percutant pour muscler son attaque, et voit en Marmoush un titulaire potentiel plutôt qu’une doublure. Le club londonien enchaîne d’ailleurs les renforts offensifs cet été, avec l’arrivée programmée de Savinho dans la foulée : un signal clair de l’ambition affichée par les Spurs pour reconstruire une ligne d’attaque capable de bousculer la hiérarchie de Premier League.

Reste à savoir si Marmoush trouvera enfin, à Londres, la régularité qui lui a tant manqué à l’Etihad.

By Isidore

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