Le Paris Saint-Germain accélère sur le marché des transferts, mais se heurte à un obstacle de taille dans le dossier Maghnes Akliouche. Malgré une première offre estimée à 45 millions d’euros, l’AS Monaco a décidé de repousser les avances parisiennes. Un refus qui n’a rien d’anodin et qui s’explique par plusieurs facteurs sportifs, économiques et stratégiques.
Le PSG insiste, Akliouche ne pense qu’à Paris
Après avoir abandonné certaines pistes jugées trop coûteuses, le PSG concentre désormais ses efforts sur Maghnes Akliouche. Le milieu offensif monégasque figure depuis plusieurs saisons dans les petits papiers de Luis Enrique, séduit par sa qualité technique, sa créativité et sa polyvalence offensive.
Le Franco-Algérien a également fait son choix. Malgré l’intérêt très concret de Liverpool, capable de proposer une offre plus élevée, le joueur privilégie un transfert vers le Parc des Princes. Une volonté qui renforce la confiance des dirigeants parisiens, convaincus que le dossier peut aboutir.
Reste cependant un obstacle majeur : l’AS Monaco, qui n’a aucune intention de céder son joyau à un prix qu’il juge inférieur à sa valeur.
Première raison : Monaco estime que la valeur du joueur dépasse largement 45 M€
Pour les dirigeants monégasques, Maghnes Akliouche fait partie des joueurs les plus prometteurs du championnat. Auteur de prestations convaincantes ces dernières saisons, il est devenu un élément central du projet sportif de l’ASM.
Sous contrat jusqu’en juin 2028, le club princier ne subit aucune pression contractuelle. Cette position de force lui permet de fixer un prix élevé et de repousser les premières offensives sans craindre un départ précipité.
En interne, Monaco considère que le marché actuel, marqué par des transferts dépassant régulièrement les 50 ou 60 millions d’euros pour des profils comparables, justifie une valorisation supérieure.
Deuxième raison : Monaco veut envoyer un signal fort au marché
Le refus de cette première proposition répond également à une logique de négociation. En rejetant immédiatement les 45 millions d’euros, Monaco montre qu’il ne cédera pas son joueur au rabais, même face au champion d’Europe.
Cette stratégie permet au club de maintenir une position de force dans les discussions. Les dirigeants espèrent provoquer une surenchère, d’autant que Liverpool reste attentif à la situation et que d’autres grands clubs européens pourraient encore se manifester avant la fin du mercato.
En affichant sa fermeté dès le début des négociations, Monaco cherche surtout à faire grimper les enchères.
Troisième raison : préserver l’ambition sportive du club
Au-delà de l’aspect financier, Monaco souhaite conserver une équipe capable de jouer les premiers rôles en Ligue 1 et sur la scène européenne.
Maghnes Akliouche est considéré comme l’un des leaders techniques de l’effectif. Son départ obligerait le club à trouver un remplaçant de très haut niveau dans un marché où les profils créatifs sont rares et particulièrement coûteux.
Les dirigeants monégasques savent également qu’un départ tardif compliquerait leur préparation sportive. Ils préfèrent donc attendre une offre exceptionnelle, capable de compenser à la fois la perte sportive et le coût d’un éventuel successeur.
Les discussions vont continuer
Selon L’Équipe, le PSG ne compte pas abandonner cette piste malgré ce premier refus. Les dirigeants parisiens restent persuadés que Maghnes Akliouche représente un profil idéal pour le système de Luis Enrique et pourraient revenir rapidement avec une proposition revue à la hausse.
De son côté, Monaco reste ouvert à une vente, mais uniquement si les conditions financières correspondent à ses exigences. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs dans ce dossier, qui pourrait devenir l’un des feuilletons majeurs de cette fin de mercato.
