Mohamed Salah

Libre de tout contrat, Mohamed Salah est au cœur d’une bataille financière sans précédent. Al-Ittihad aurait transmis une offre susceptible de dépasser le salaire astronomique de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr. Voici pourquoi cela est non seulement possible, mais logique.

#1 Un timing parfait qui renforce son pouvoir de négociation

Contrairement à Cristiano Ronaldo, qui avait quitté Manchester United dans une situation tendue en 2022, Salah quitte Liverpool en position de force absolue. Il part libre, sans indemnité de transfert, ce qui libère une enveloppe colossale que le club acquéreur peut entièrement rediriger vers le salaire du joueur.

Al-Ittihad n’a pas à débourser de frais de transfert — souvent plusieurs dizaines de millions d’euros — ce qui lui permet mécaniquement de proposer un contrat salarial supérieur à celui de Ronaldo, tout en restant dans des limites financièrement rationnelles. Un départ libre ne signifie pas une dévaluation du joueur : dans ce cas précis, c’est exactement l’inverse.

#2 La concurrence européenne comme levier de surenchère

Si Cristiano Ronaldo est arrivé en Arabie saoudite après des années de déclin relatif en termes d’attractivité sur le marché européen, Mohamed Salah, lui, dispose encore d’une cote intacte sur le Vieux Continent. Des clubs de Premier League, de Liga ou de Bundesliga pourraient légitimement se positionner sur sa signature.

C’est précisément cette concurrence potentielle qui oblige Al-Ittihad à surenchérir. Pour arracher la star égyptienne à l’Europe, le club saoudien doit proposer une offre qui ne laisse aucune place au doute. La rémunération doit être si élevée qu’elle efface toute tentation d’un dernier défi en Ligue des champions. En d’autres termes : plus Salah est courtisé en Europe, plus son salaire en Arabie saoudite grimpe.

#3 Un profil marketing qui vaut de l’or dans la région

Le troisième facteur est peut-être le plus structurant sur le long terme : Mohamed Salah est musulman, arabe, et figure parmi les sportifs les plus populaires du monde arabe. Sa présence en Saudi Pro League ne se résume pas à une transaction sportive — c’est un investissement d’image et d’identité culturelle pour tout le championnat.

Là où Cristiano Ronaldo représente un attrait global et occidental, Salah incarne une connexion émotionnelle directe avec des millions de supporters locaux et régionaux. Les retombées en termes de droits image, de merchandising et d’exposition médiatique justifient pleinement un surclassement salarial. Al-Ittihad ne paie pas seulement un attaquant de classe mondiale : il acquiert un symbole.

Au final, si les chiffres évoqués se confirment et que Salah dépasse les 208 millions d’euros annuels de Cristiano Ronaldo, ce ne sera pas un caprice financier. Ce sera la conséquence logique d’un joueur libre de tout engagement, toujours convoité en Europe, et porteur d’une valeur culturelle unique dans la région. Le roi du Caire pourrait bien devenir le joueur le mieux payé de la planète — et pour une fois, ce titre serait pleinement mérité.

By Isidore

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